Patrimoine du Pays du Schiste bleu

Restaur° Vierge des Douleurs/ Chapelle de l'Hôpital

Une chapelle sacrifiée sur l’autel de la modernité

On s’émeut à juste titre  du sort réservé au patrimoine religieux (dégradations, vols, sacrilèges..) et aux incendies récents à Nantes de la  cathédrale et de l’église St Donatien !

 Et, bien sûr, de l’immense choc provoqué par l’incendie de Notre-Dame de Paris, qui a suscité un élan d’intérêt et de générosité. La cathédrale sera sauvée, mais combien d’édifices n’auront pas cette chance ?

Bien que moins tragique, l’histoire mérite d'être contée, car elle est le symbole d’un patrimoine religieux abandonné par ceux-là même qui étaient chargés de sa pérennité: la chapelle de l’hôpital de Châteaubriant, depuis sa fondation en 1819, a accompagné le milieu hospitalier dans sa mission spirituelle grâce à la communauté des sœurs de St Thomas de Villeneuve.

Depuis l’origine, et jusqu’en 1989, l’édifice a toujours servi au culte (messes, sépultures) puis à une association de sauvegarde du patrimoine religieux qui a organisé expositions, concerts, conférences, animations jusqu’en 2009, date d’achat par la ville qui s’était engagée à poursuivre cette vocation associative en rapport avec sa fonction initiale.

 Hélas ! Il y a loin de la coupe aux lèvres, car rapidement, sans aucune concertation avec les autorités concernées, la chapelle a été l’objet d’un dépouillement incompréhensible, et plus grave encore, cet acte impie ! la destruction de l’autel privilégié et de son tabernacle en laiton décoré aux hermines de Bretagne. Dépouillée de tout ce qui en faisait sa spécificité, la chapelle, devenue coquille vide, s’est endormie dans une lente agonie, tout ceci sans que les responsabilités ne soient clairement établies et dans une indifférence coupable de la population et de tous ceux censés être attachés au patrimoine religieux !

Douze années de tergiversations, d’hésitations, d’abandon de promesses, pour enfin aboutir à ce projet insolite : une « micro-folie » dans une chapelle ! Châteaubriant pourra se flatter d’être la seule ville de tout l’ouest de la France à l’avoir osé! Il n’est pas question ici  de contester ce projet, mais d’en démontrer la pertinence, ainsi que celui de porter un regard objectif sur les réalisations de la ville, on peut dans ce cas légitime penser que la ville a perdu un symbole important de son patrimoine.

Cette chapelle aurait pu vivre encore de beaux jours malgré ses 200 ans ! Et promouvoir le patrimoine religieux local qui recèle tant de richesses. La commune de Derval l’a bien compris, la chapelle St Michel acquise  a conservé l’essentielle et valorisée par des artistes locaux : exposition et concerts, mais ici on n’a pas su lutter pour endiguer cette nouvelle folie numérique portée au pinacle d’un modernisme outrancier.

ADIEU CHAPELLE !

                                                                                                                                     G.Massard  août 2021

Gilbert Massard : Restauration d’une œuvre du sculpteur Jean Fréour

Respect et Protection du  Patrimoine Religieux                      Châteaubriant décembre 2020

Au pays de la Mée

sacrea1819@gmail.com

Gilbert Massard

OBJET : Restauration d’une œuvre du sculpteur Jean Fréour

L’année 2019  a été placée sous le signe d’une double commémoration, c’est tout d’abord le bicentenaire (9 octobre 1819) de la pose de la première pierre de la chapelle de l’hôpital de Châteaubriant, dépouillée de toutes ses marques religieuses, réduite à une coquille vide sans âme et promise à un avenir bien éloigné  de sa fonction d’origine…mais là n’est pas l’objet aujourd’hui de ce courrier ! le sujet qui nous préoccupe actuellement est celui du centenaire de la naissance du grand sculpteur Jean Fréour (8 août 1919) dont la notoriété a largement dépassé les frontières de notre région, et plus précisément de la restauration d’une œuvre majeure en schiste : Christ mort et Vierge des douleurs, réalisée en 1957 à la demande de Mlle A.M Roiné. Dans le bulletin paroissial, de cette époque le curé Vinet rapporte : «Cet ensemble a été béni le 15 aout 1958  et a rassemblé des centaines de fidèles, témoins d’un événement que nous pouvons qualifier «d’historique» ! ». il est alors regrettable que le curé ne mentionne même pas le nom du sculpteur !… Ce superbe ensemble, du fait de sa situation isolée près de l’ancienne  voie ferrée est resté pendant près d’un demi-siècle ignoré de tous jusqu’à la chute, de la vierge des douleurs (poids estimé 800 kg) demeurée au sol, fracassée, face contre terre durant de longues années d’indifférence…   

 Soucieux de ne pas  laisser cette situation indigne perdurer j’ai souhaité avec un petit groupe d’une vingtaine d’amis ayant manifesté un intérêt en début d’année, rechercher les propriétaires qui ont déclaré ne pas souhaiter conserver l’œuvre, après d’âpres négociations le dossier a été soumis à Mr le Maire de St Vincent qui avec son conseil municipal a décidé de se rendre propriétaire de l’œuvre estimant qu’elle devait rester sur la commune, être restaurée et a proposé l’aide des services techniques de la commune.  

Restait à trouver une personne motivée pour cette importante restauration… Mon ami sculpteur Ray Boterf qui a lui aussi bien connu Jean Fréour à répondu avec enthousiasme et désintéressement à ce projet que certains considéraient comme irréalisable, et même complètement utopique !   Après plus d’une année de travail et de difficultés de tous ordres, l’œuvre de Jean Fréour est enfin restaurée et a trouvé un nouvel emplacement près de la chapelle de la Madeleine, ou elle pourra de nouveau être admirée.

Les personnes qui le souhaitent seront informées de la suite qui sera donnée à cet évènement.

Cordialement    

G.Massard

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Madame, Monsieur,

Le sculpteur Ray Boterf, ami de Jean Fréour s'est proposé de restaurer l'œuvre (Vierge des douleurs) gracieusement. Cette Vierge et le Christ sont aujourd'hui réparés et installés sur la commune de St Vincent des Landes. 

Néanmoins, certains frais ont été engagés pour cette restauration... Une participation aux frais serait souhaitable. Cliquez sur le lien de la cagnotte en lignewww.lepotcommun.fr/pot/jzz86d3h

Restauration de la Vierge de douleurs de Jean Fréour

Respect et Protection du Patrimoine religieux au Pays de Châteaubriant (Chapelle de l'Hôpital Châteaubriant (1819-2019) )

Respect et Protection du                                        

Patrimoine Religieux           

Au pays de Châteaubriant

Sacrea1819@gmail.com             9 octobre 1819 - 31 mars 2009 - 9 octobre 2019

Tristes anniversaires

Le 9 octobre 1819, il y a 200 ans, a été posée la première pierre de la chapelle de l’hôpital, et depuis 2009 propriété de la ville de Châteaubriant... Mais laissons la chapelle parler : « J’étais promise, sinon à un bel avenir, pour le moins à une utilisation respectueuse en rapport avec mon passé religieux, en effet je restais la seule ayant conservé mes symboles religieux parmi les 22 chapelles de la ville -la plupart étant disparues, détruites ou transformée en garage !-  c’est donc tout naturellement et selon ce qui avait été envisagé qu’un avenir serein s’ouvrait pour moi, on avait même évoqué en «haut lieu» de m’affecter à une sorte de « conservatoire de l’art religieux rural ». Le projet était sans doute  trop ambitieux pour une modeste chapelle comme moi ! »

Toujours est-il que dans la précipitation et avec un manque de concertation évident on a vidé la chapelle de toutes les marques religieuses y compris l’autel détruit à la masse et le chemin de croix moderne en fonte … rapidement on annonce que le bâtiment sera restauré « Celui-ci présentant pour la commune un intérêt culturel, historique et patrimonial (expositions, réunions…). » (exposé C.M du 31 mars 2009).

Dix ans plus tard et malgré les bonnes intentions, la situation n’a guère évoluée,  la chapelle est désespérément silencieuse, vidée de sa substance. Quelques symboles restent encore présents (vitraux, phylactère «autel privilégié», cloche, bénitiers) et surtout la pierre de fondation qu’il faut à tout prix préserver, pour, au moins, maintenir  le souvenir d’un édifice témoin d’un riche passé religieux local, tel est l’objet de ce message dont le but est - hors de toute autre polémique et ressentiment - le respect et la protection du patrimoine religieux.                                                                                                                                                                                                                          Gilbert Massard

PJ: PDF, supplique pour une chapelle délaissée ; La cathédrale (Notre-Dame) et la chapelle (de l’hôpital).